28 novembre 2021

Delphine Jubillar : mais qui est Simon, ce père de famille célibataire qui intrigue les enquêteurs ?

Plusieurs pistes ont été approfondies par les enquêteurs en charge de l’affaire de la disparition de Delphine Jubillar, née Aussaguel. Ils se sont un temps concentrés sur Simon, le père de famille qui aurait dragué l’infirmière.

Avant que Cédric Jubillar, ex mari de Delphine Jubillar, ne soit mis en examen et incarcéré provisoirement pour « homicide par conjoint », d’autres pistes avaient été étudiées par les enquêteurs. Les gendarmes de la section de recherches de Toulouse s’intéressaient depuis un moment à Simon (dont le prénom a été modifié), un père célibataire de 33 ans en formation professionnelle, qu’ils ont auditionné à trois reprises.

Ces auditions ont suivi celle d’une mère de famille de Cagnac-les-Mines – ville du Tarn où vivaient les Jubillar – qui a décrit un homme « très insistant et très intrusif » au point d’inquiéter Delphine Jubillar, née Aussaguel. Ils faisaient partie du même groupe de messagers d’une quinzaine de parents. Cette amie de l’infirmière a cité cette soirée d’anniversaire, où il s’était montré très entreprenant, ayant connaissance de son projet de séparation avec le père de ses enfants. Cela a suffi à le pousser à organiser l’enlèvement de Delphine Jubillar et finalement à lui ôter la vie ? Les gendarmes, peu convaincus par cette version, décident néanmoins d’élucider l’affaire.

delphine jubillar

« J’ai passé 2 ou 3 minutes près d’elle »

Simon, ex-ouvrier dans le forage et bientôt peintre industriel, dit avoir été « victime d’une fausse dénonciation » et assure n’avoir « jamais dragué Delphine ».

« Je ne l’ai jamais approchée et d’ailleurs, je n’ai jamais eu son numéro de téléphone. Lors de l’anniversaire en question, début octobre, j’étais présent avec mon fils et nous avons quitté les lieux vers 22h30. Delphine est restée un peu plus longtemps, d’après ce qui m’a été dit. Au total, j’ai passé deux ou trois minutes près d’elle, c’est le grand maximum »,

avait-il assuré aux enquêteurs, comme le rapporte Le Parisien.

Une version confirmée par cette amie de Delphine Jubillar qui fêtait ce soir-là son 44e anniversaire :

« Simon n’a jamais été vu comme quelqu’un de lourd envers Delphine, d’ailleurs, il avait quelqu’un d’autre en tête ».

Le soir de la disparition de l’infirmière, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, le père de famille dit avoir « regardé la télévision » avant de se coucher et de travailler tôt le lendemain matin. Pour l’instant, Cédric Jubillar reste le seul et unique suspect dans la disparition de son ancienne épouse.

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Cédric Jubillar va-t-il avouer ?

Chaque semaine, la famille et les amis de Delphine Jubillar recherchent son corps dans la forêt près de Cagnac-les-Mines (Tarn). Avec toute la médiatisation de l’affaire, ils espèrent que le coupable finira par se tromper. Chaque pente, chaque ravin, chaque bâche. Depuis cette nuit du 15 décembre 2021, les proches de Delphine Jubillar la recherchent sans relâche. Chaque jeudi depuis la disparition de l’infirmière, ses amis cherchent son corps. Tous s’attendent désormais à « ne pas la retrouver vivante », comme le confie Céline, une amie de l’infirmière originaire d’Albi, à Femme Actuelle dans une interview publiée le lundi 2 août 2021.

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Le but de ces recherches : retrouver enfin le corps de Delphine Jubillar et obtenir des réponses. « C’est une amie de Delphine qui a planté le décor. Elle nous a dit : ‘On n’est pas là pour pleurer, on est là pour retrouver Delphine' », s’affairent-ils. Les proches de l’infirmière disparue tentent de maintenir la présence des médias, l’un des seuls moyens de faire craquer quelqu’un qui en saurait plus. « C’est important qu’il y ait une pression médiatique parce qu’il y a forcément quelqu’un qui sait, qui connaît ce qui s’est passé. Je crois qu’un drame a eu lieu et tout cela maintient la pression sur cette personne », explique Céline.

Sans le nommer ni l’accuser, Céline semble toutefois évoquer Cédric Jubillar, ex-mari de Delphine dont elle était en instance de divorce, actuellement incarcéré pour « homicide par conjoint ». Elle espère désormais que le coupable fera « un faux pas ». En attendant, Céline et sa famille continuent de fouiller le moindre recoin des forêts de la Voie verte et de ses lacs. Ils sont peut-être passés « à 50 mètres de son corps, plusieurs fois, sans le savoir », ajoute la police, qui donne des indications et des consignes aux badauds.

disparition de delphine jubillar

Plus l’enquête avance, plus les amis de Delphine Jubillar osent parler et décrire ce qu’ils savent de Cédric Jubillar, cet artisan-plâtrier accro au cannabis au comportement désagréable, humiliant, voire brutal avec son ancienne épouse, dont il n’a pas accepté le divorce. « C’est toujours la même description qui revient, les choses finissent par se vérifier », déplore Céline.

De son côté, Cédric Jubillar continue de clamer son innocence. Ses trois avocats pénalistes demandent toujours que d’autres pistes soient approfondies.

Delphine Jubillar habitait dans une véritable « déchetterie »

Depuis sa construction, la maison de Cédric et Delphine Jubillar intrigue par son aspect. Bien qu’il n’y ait pas de scène de crime, plusieurs témoignages et éléments de cette affaire pointent tous vers le même endroit : leur maison. Sans scène de crime ni corps, il y a peu d’éléments de l’affaire Jubillar à analyser. Si les proches de Delphine Jubillar, née Aussaguel, sont toujours à sa recherche lors des battues organisées chaque jeudi, les experts ont porté une attention particulière à la maison de l’infirmière de 33 ans.

Elle vivait dans une maison encore en construction dans la ville tarnaise de Cagnac-les-Mines avec son mari, Cédric Jubillar, dont elle tentait de divorcer. Aujourd’hui, cet artiste-plaquiste est toujours incarcéré pour « homicide par conjoint ». Il est le seul suspect dans la disparition de sa femme. La maison du couple est un élément crucial dans cette affaire. D’abord, elle est l’une des motivations du divorce du couple.

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Une maison étrange

Selon le SMS du couple Jubillar révélé dans la presse, Delphine déplorait une « vie de Bidochon », « une voiture de Bidochon » et encore « une maison de Bidochon » qu’elle lui reprochait de n’avoir jamais terminée. « Ils s’étaient mis d’accord pour vendre leur maison de Cagnac, mais les travaux de finition restaient à faire. D’après ce que j’ai compris, Cédric avait accepté cette idée et il s’était mis au travail », avait confié le nouveau compagnon de Delphine Jubillar au Parisien.

A Cagnac-les-Mines, la maison des Jubillar, faite de briques et dotée d’un jardin envahi, avait toujours intrigué les habitants. « On se disait toujours : ‘Quelle drôle de maison ! Quelle drôle de maison ! On avait l’impression qu’elle était abandonnée », a confié un voisin au Point. D’autres sont allés jusqu’à décrire la maison comme un « chantier » et un « dépotoir ».

« Ce désordre ne lui ressemblait pas« 

L’état intérieur de la maison, 48 heures après la disparition de Delphine Jubillar, avait également perturbé l’un des amis de l’infirmière, venu rendre visite à ses enfants de 2 et 6 ans. « Delphine était très ordonnée et avait l’habitude de tenir sa maison en ordre. Ce désordre ne lui ressemblait pas. Au cours de la conversation, j’ai demandé à Cédric si Delphine n’était pas partie avec quelqu’un, une connaissance, un ami ? Je ne savais pas à l’époque qu’ils avaient l’intention de se séparer. Cédric m’a répondu qu’elle n’avait pas d’amant, pas à sa connaissance. Avec le recul, je sais qu’il m’a menti car il était au courant », a expliqué cet ami au Parisien.

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L’un des trois avocats pénalistes de Cédric Jubillar avait déjà donné un élément de réponse sur ce point. « Ils sont désordonnés, et alors ? Ce sont des gens qui ne roulent pas sur l’or, ils n’avaient pas les moyens de payer un architecte pour finir leur maison », s’était-il agacé dans Le Point. Nouvelle compagne du plâtrier, Séverine avait même salué sa propreté dans la presse et révélé une de ses étranges propositions. « Il voulait aménager une chambre pour mon fils. Pour que nous nous installions tous sous le même toit. Moi, je l’avoue, cela me semblait difficile de m’installer durablement dans cette maison où avait vécu Delphine », a-t-elle regretté.

C’est dans cette maison que leur fils de 6 ans dit avoir entendu une violente dispute éclater entre ses parents, comme les voisins ce soir-là d’ailleurs. C’est entre ses murs que les gendarmes avaient vu pour la première fois Cédric Jubillar, une machine de couette lancée. Pour l’instant, le plâtrier continue de clamer son innocence. Ses avocats demandent que d’autres pistes soient approfondies.

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