25 octobre 2021

Masque covid-19 : si vous avez ce masque chez vous, il ne faut surtout pas l’utiliser !

Une boîte de masques médicaux jetables non stériles destinés au grand public en vente chez Franprix fait l’objet d’un rappel. Depuis un an, les masques de protection sont entrés dans tous les foyers pour se protéger de l’épidémie de Covid-19. Cependant, l’utilisation de certains masques est à éviter.

Lundi 7 juin, un rappel de produits a été émis par le gouvernement concernant une boîte de masques médicaux jetables non stériles destinés au grand public. Ces produits sont vendus en sachets de dix masques covid ou en boîtes de cinquante masques.

masque covid

Il s’agit plus précisément des références : Masque masques chirurgicaux jetable non stérile GME 3PT2- et 50 Masque médical jetable non stérile GME 3PT2-10. Le lot concerné porte le numéro 2005121. Le numéro de lot est indiqué sur le fond de la boîte. Tous ces produits sont vendus dans les magasins Franprix de toute la France avec une date de commercialisation comprise entre le 1er juin 2020 et le 31 mai 2021.

Masque à rapporter

Ce produit est rappelé car les masques vendus ne répondent pas aux performances requises par la norme européenne. Le gouvernement encourage les personnes qui ont ce masque chez elles à le rapporter à son point de vente et à ne pas l’utiliser. Les clients seront immédiatement remboursés. Pour toute question, il est possible de contacter le 09 70 17 10 00. La date de fin de cette procédure de rappel a été fixée au samedi 30 octobre.

Depuis le lundi 7 juin, un autre type de masque covid-19 est interdit : les masques FFP2 étiquetés « Biomass Graphene » envoyés aux hôpitaux. Ces produits contenaient du graphène, une substance considérée comme toxique. Tous ces masques avaient été rappelés par Santé publique France.

Petit rappel sur le port du masque pour se protéger de la Covid-19

masque transparent covid

Face à l’épidémie de Covid-19, le port de masques a été généralisé (en plus de l’application des mesures de barrière). Afin de ralentir la circulation des variants, de nouvelles mesures ont été prises pour renforcer les mesures de protection initiales.

Le port du masque à l’extérieur n’est plus obligatoire

« Nous vivons un moment heureux de retour à une forme de vie normale », a salué le Premier ministre, Jean Castex, mercredi 16 juin. Aussi, il a annoncé la levée du port du masque à l’extérieur à partir du jeudi 17 juin, date à laquelle nous pourrons respecter la distance : « Nous allons lever l’obligation générale du port du masque covid-19 à l’extérieur, sans délai. Le port du masque à l’extérieur ne sera plus obligatoire à partir de demain, sauf circonstances particulières ». En effet, le masque restera obligatoire dans certaines circonstances : files d’attente, marchés, stades, etc.

Sur recommandation du Conseil supérieur de la santé publique, le port du masque n’est également plus obligatoire dans les cours de récréation. « C’est une bonne chose », estime Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, au micro de France Inter, jeudi 17 juin. « Beaucoup d’enfants et d’adolescents trouvaient pénible de devoir porter le masque pendant la récréation », ajoute-t-il.

L’obligation du port du masque assouplie pour les personnes vaccinées en France

Dans un avis rendu dimanche 25 avril 2021, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) estime que les personnes vaccinées contre le Covid-19 peuvent retirer leur masque covid-19″dans un cadre familial ou amical privé, en milieu intérieur fermé », à condition que toutes les personnes réunies aient reçu le vaccin et respectent les gestes de barrière.

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masque covid original

« Cette recommandation ne s’applique pas si l’un des membres présente un facteur de risque de formes graves de la maladie (âge, comorbidité) », précise le HCSP. Il précise également qu’il est actuellement impossible « d’évaluer le risque pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet de contaminer d’autres personnes ». Par ailleurs, « l’incertitude sur l’impact de la transmission des variants de coronavirus » impose de ne pas relâcher les efforts.

Où le port du masque est-il encore obligatoire ? Avec quels modèles ?

Mardi 20 juillet, Olivier Véran a indiqué que le port du masque covid-19 ne sera plus obligatoire pour le public dans les lieux où l’entrée est soumise à un laissez-passer sanitaire. D’autres consignes pourront être prises localement en fonction de la situation épidémique. « Là où il y a le pass sanitaire » anti-Covid-19, les gens « pourront enlever le masque », car « ça veut dire qu’on est sûr que toutes les personnes qui entrent sont totalement vaccinées ou ont un test très récent qui est négatif », a précisé le ministre de la Santé. Avant d’ajouter qu’une fois le passeport sanitaire entré en vigueur, il n’y aura « plus d’obligation de porter le masque » dans ces lieux, « sauf contre l’ordre des préfets dans les départements en fonction de la situation épidémique ».

Une situation qui ne sera pas étendue aux entreprises.

« Le port du masque reste la règle dans les entreprises. Il est obligatoire à partir du 30 août pour les salariés (lieux soumis au pass), il n’est pas prévu actuellement de le supprimer pour ces salariés « , précise le ministère. La fin de l’obligation de porter un masque dans les lieux soumis au pass santé apparaît dans un décret publié mardi au Journal officiel. « Les obligations de port de masque […] ne sont pas applicables aux personnes ayant pénétré dans les établissements, lieux et manifestations » soumis au passeport sanitaire, précise le texte.

Lundi 19 juillet, l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) a rendu ses nouvelles recommandations concernant le port du masque pour les plus jeunes. Ainsi, les experts encouragent le port de masques (par exemple masques chirurgicaux) à l’école pour tous les élèves de plus de 24 mois, quel que soit leur statut vaccinal. Les directives ont été rédigées en prévision de la prochaine année scolaire 2021-2022 : « L’AAP recommande le port universel du masque covid-19 car une proportion importante de la population étudiante n’est pas encore éligible à la vaccination, et il a été démontré que le port du masque réduit la transmission du virus et protège ceux qui ne sont pas vaccinés. » En outre, l’Académie américaine souligne que « de nombreuses écoles ne disposeront pas d’un système permettant de surveiller le statut vaccinal des élèves, des enseignants et du personnel, et certaines communautés présentent globalement de faibles taux de vaccination où le virus peut circuler plus largement. »

masques chirurgicaux

« Il y a beaucoup d’enfants et d’autres personnes qui ne peuvent pas être vaccinés », a déclaré Sara Bode, présidente élue du comité exécutif du Conseil de la santé scolaire de l’AAP. « C’est pourquoi il est important d’utiliser tous les outils de notre boîte à outils pour protéger les enfants du COVID-19. Le masquage universel est l’un de ces outils et il a également été démontré qu’il était efficace pour protéger les gens contre d’autres maladies respiratoires. C’est aussi la stratégie la plus efficace pour créer des messages et des attentes cohérents parmi les élèves sans avoir à surveiller le statut vaccinal de chacun. »

L’utilisation du masque covid-19 est généralisée à partir de 11 ans dans tous les lieux publics fermés ou recevant du public (notamment hôtels et pensions, établissements religieux, gares routières et maritimes, aéroports, magasins de détail et centres commerciaux, marchés couverts, administrations, banques…) ; à partir de 6 ans dans les écoles : le port du masque s’applique aux élèves à partir de 6 ans (entrée en CP) ; dans les entreprises dans tous les espaces clos et partagés (open spaces, salles de réunion, couloirs, ascenseurs…), même si la distance de plus d’un mètre entre les salariés est respectée.

Cette obligation concerne toutes les entreprises et toutes les professions (protocole santé mis à jour le 29 octobre 2020). Seules exceptions : les personnes travaillant dans un bureau individuel ou celles qui fournissent « des efforts physiques plus intenses que la moyenne » (elles devront toutefois porter une visière). Les masques, équipements de protection individuelle, sont à la charge de l’employeur. Le non port d’un masque peut entraîner des sanctions de type  » faute professionnelle « .

Quels types de masques sont recommandés ?

Dans les entreprises, selon les recommandations du Haut Conseil de la santé publique, les employés ne sont plus autorisés à porter des masques artisanaux, jugés trop peu efficaces contre les variants du coronavirus. Seuls trois types de masques peuvent être portés : les masques chirurgicaux, les masques FFP2 et les masques industriels en tissu de catégorie 1.
Dans les écoles, collèges et lycées, seul le masque covid-19 de protection de niveau 1 ou le masque chirurgical à usage unique est autorisé. Les masques de fabrication artisanale ou en tissu de catégorie 2 ne sont pas autorisés.

Quels sont les différents types de masques de protection ? Pour quelle efficacité ?

Face à l’arrivée de nouveaux variants du SRAS-CoV-2 (plus contagieux), le Haut Conseil de la Santé Publique (HSPC) recommande d’éviter certains masques covid-19, moins filtrants. Alors quels masques choisir pour une protection optimale ?

masque chirurgical
Le masque filtrant FFP2, dit « de protection respiratoire ».

Ce type d’appareil comprend souvent une valve pour respirer plus confortablement et permet de filtrer l’air expiré. Le masque FFP2 répond à la norme NF EN 149 qui garantit le blocage d’au moins 94% des particules de 0,01 à 1 micron pouvant contenir des virus en suspension dans l’air (aérosols). Il protège également contre les expectorations et les gouttelettes de salive potentiellement infectieuses projetées lors d’une toux ou d’un éternuement. Il est réservé aux soignants.

Le port de ce type de masque de différentes formes (coque, 2 plis, 3 plis, bec de canard, etc.) est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que le port d’un masque chirurgical. Il peut être utilisé pendant 8 heures. Passé ce délai, il doit être jeté. Il existe deux autres catégories de masques FFP (estimées en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite vers le visage) : Les masques FFP1 filtrant au moins 80% des aérosols et les masques FFP3 filtrant au moins 99% des aérosols.

Le masque chirurgical, dit « anti-projection ».

Ce dispositif médical doit être conforme à la norme EN 14683. Il arrête au moins 95% des particules de 3 microns et plus. Ainsi, il évite la projection de gouttelettes émises par le porteur vers l’entourage et protège également le porteur contre la projection de gouttelettes émises par une personne en face. En revanche, l’Afnor (Association française de normalisation) souligne qu’il  » ne protège pas contre la dispersion et l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air (aérosols). Sa durée d’utilisation ne doit pas dépasser 4 heures (à condition qu’il soit bien porté et qu’il ne soit pas trop mouillé).

Le masque en tissu, à usage non sanitaire

Ce type de masque, dit  » grand public  » ou  » alternatif « , est destiné à compléter les mesures de barrière et de distanciation sociale. Il filtre au moins 90 % des particules de 3 microns et comporte un maximum de cinq couches (une en coton, trois en polypropylène non tissé, une en coton). Il est lavable et réutilisable. Depuis le 8 février, il fait partie des masques covid-19 autorisés dans les écoles (avec le masque chirurgical à usage unique). Il est exclusivement réservé à un usage non sanitaire (hors établissements de santé).

Ces masques sont fabriqués par des industriels du textile et vendus en pharmacie et en grande surface. Ils ont été testés par les services de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et répondent à des normes sanitaires précises pour filtrer les gouttelettes infectieuses. « Les masques en tissu de catégorie 1 […] sont aussi efficaces que les masques chirurgicaux », a déclaré lundi 18 janvier à l’AFP le Pr Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP.

masque covid noir

Pour savoir si votre masque en tissu appartient à cette catégorie, reportez-vous à l’emballage ou à la description du produit sur le site internet. Des logos spécifiques permettent d’authentifier un masque grand public testé et validé par les pouvoirs publics. Les masques grand public sont lavables jusqu’à 50 fois. La DGE n’autorise pas l’utilisation d’un logo pour plus de 50 lavages. Par exemple, voici celui d’un masque covid-19 permettant 50 lavages.

Le masque en tissu fait maison, fortement déconseillé.

Pendant un temps, il a été recommandé de fabriquer soi-même ses masques en tissu, à l’aide de tutoriels mis en ligne par l’Afnor (en plus de son document technique destiné aux professionnels de la mode et du textile). Le modèle décrit permet de filtrer au moins 70% des gouttelettes. Une efficacité également jugée trop faible et aléatoire par le HCSP. Ces masques faits maison ne sont pas normalisés, ni testés. « Le masque artisanal fait à la maison avec la meilleure intention du monde en respectant les normes Afnor n’offre pas forcément toutes les garanties », a insisté la ministre de la Santé et des Solidarités, interrogée sur France Inter, mardi 19 janvier 2021.

Des études montrent que l’efficacité des masques chirurgicaux est deux à trois fois inférieure à celle des masques. Dans un document publié en juin 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que l’efficacité d’un masque en tissu dépend largement de l’étanchéité de ses tissus car ce sont eux qui filtrent les gouttelettes potentiellement contaminées par le Covid-19. Si vous conservez ces masques, sachez qu’ils ne doivent pas être portés pendant plus de 4 heures. A la moindre usure, ou déformation, ils doivent être jetés. Selon l’OMS, un tel masque doit comporter trois couches de tissu pour constituer une véritable barrière contre le virus.

De nouveaux masques « filtrants et décontaminants » pour tuer le virus

La société BioSerenity a annoncé mardi 16 février avoir mis au point le premier masque covid-19 ayant la capacité de « bloquer et tuer les virus » grâce à un empilement de couches textiles spécifiques (masque Cidaltex®). Deux modèles ont été développés par des chercheurs lillois en partenariat avec l’Inserm et le CNRS et ont reçu la certification CE. Ils sont destinés en priorité au personnel de santé, mais restent accessibles au grand public.

« Les résultats ont montré une réduction de 99,9% du virus en moins de 5 minutes et de 99,96% en moins de 2 heures », précisent les chercheurs. La durée d’utilisation des deux masques à usage unique est fixée à 4 heures. La société affirme également que les masques tuent tout virus « enveloppé », y compris le SRAS-CoV-2 et ses variantes. Le modèle FFP2 est disponible au prix de 0,98 € HT par unité ; le modèle chirurgical au prix de 0,29 € HT par unité, soit un prix supérieur de 30 % à celui des masques chirurgicaux classiques.

masque covid-19

Des masques transparents pour faciliter la communication avec certains publics

Plusieurs modèles de masques à fenêtres transparentes ont été autorisés sur le marché français. Ils sont destinés aux personnes sourdes, malentendantes ou atteintes de troubles cognitifs qui ont besoin de déchiffrer les expressions du visage pour comprendre les informations (notamment les enseignants de maternelle et ceux qui ont des élèves malentendants ou handicapés dans leur classe).

Où puis-je trouver un masque pour enfants ?

Vous pouvez en trouver en pharmacie, par exemple le masque Kid Security catégorie 1 fabriqué en France par le groupe médical Thuasne (0,08 euros pièce, de 6 à 14 ans). Plusieurs chaînes de supermarchés (Monoprix, Carrefour Auchan, Intermarché, etc.) proposent des masques en tissu ou des masques jetables adaptés aux enfants. Les magasins de mode spécialisés (Kiabi, Gemo, Mango Kids, C&A…) proposent également des masques en tissu, parfois en plusieurs tailles, mais ils ne sont pas tous de catégorie 1.

Les masques de chantier sont-ils efficaces contre le coronavirus ?

Seuls les masques de chantier certifiés EN 149 sont suffisamment efficaces pour se protéger du coronavirus (ce sont généralement des masques FFP1, FFP2 ou FFP3). Mais ils peuvent être sujets à des fuites, notamment pour les modèles en forme de coquille, qui existent en différentes tailles mais sont plus difficiles à mettre sur le visage. S’ils sont trop grands ou trop petits, leurs performances diminuent. Elles durent entre 4 et 8 heures. Certains sont réutilisables. Consultez attentivement les instructions.

Les masques en tissu peuvent être aussi efficaces que les masques chirurgicaux pour se protéger du Covid-19. Une nouvelle étude, publiée en avril 2021, a examiné l’efficacité des masques en tissu et révèle dans la revue Physics of Fluids qu’ils peuvent être aussi efficaces que les masques chirurgicaux pour réduire la transmission du Covid-19.

masque covid tissu

Les chercheurs ont examiné comment les gouttelettes de liquide sont capturées et filtrées dans les masques en tissu en examinant et en modélisant les processus de filtration. Ils se sont concentrés sur un mécanisme spécifique : l’impaction inertielle, où l’inertie est prise en compte, ce qui amène la gouttelette à s’éloigner des lignes de courant et à entrer en collision avec la fibre. Dans ce processus, l’air de la respiration n’est pas filtré comme le fait un tamis ou une crépine, il se tord et tourne à l’intérieur du masque de sorte que les gouttelettes ne peuvent pas suivre la trajectoire de l’air. Au lieu de cela, elles « s’écrasent » dans les fibres à l’intérieur du masque pour empêcher l’inhalation.

L’équipe a découvert que, dans des conditions idéales et en fonction de l’ajustement, les masques en tissu à trois couches peuvent fonctionner de la même manière que les masques chirurgicaux pour filtrer les gouttelettes : tous deux réduisent l’exposition d’environ 50 à 75 %. Par exemple, si une personne infectée et une personne en bonne santé portent toutes deux un masque covid-19, les scientifiques estiment que l’exposition pourrait être réduite jusqu’à 94 %. Les masques en tissu réutilisables constituent donc une alternative écologique fiable aux masques chirurgicaux, pour autant que l’ajustement du visage, aussi important que l’efficacité de la filtration, soit suffisant pour minimiser les fuites.

« Bien que le port d’un masque en tissu simple et relativement peu coûteux ne puisse pas éliminer le risque de contracter le Covid-19, les mesures et notre modèle théorique suggèrent qu’ils sont très efficaces pour réduire la transmission », déclare le Dr Richard Sear, co-auteur de l’étude. A noter que dans le cas d’un masque fabriqué soi-même, l’Afnor indique qu’il n’y a « aucune garantie absolue qu’il soit suffisamment efficace ». La prudence recommande donc d’opter pour un masque neuf, fabriqué par un industriel et testé par un laboratoire, et qui indique être de catégorie 1. »

Masque et pratique sportive, masque de protection pour les sportifs

Le port d’un masque covid-19 en salle de sport est indispensable pour limiter la propagation du coronavirus. Mais pas n’importe quel masque. Un cahier des charges dédié à la fabrication de masques spécialement conçus pour la pratique sportive a été établi mi-février, en partenariat entre le ministère des Sports, la chaîne Décathlon et l’Union Sport et Cycle (USC). L’Association française de normalisation (Afnor) a donné son feu vert et publié un guide pratique, « Afnor Spec S70-001 », permettant aux industriels et aux fabricants de textile de produire des masques barrières pour les sportifs, qu’ils soient occasionnels ou professionnels.

Le document liste des exigences spécifiques : le dispositif d’ajustement à la tête, l’efficacité de filtration du matériau (le masque doit filtrer les particules supérieures à 3 microns à plus de 90%) et ses dimensions, la résistance respiratoire (au moins une respirabilité de 200 L.m ̄2.s ̄1 pour une activité modérée) et la perméabilité à l’air et la teneur en dioxyde de carbone de l’air inhalé. L’Afnor précise également que pour une utilisation sportive, avec la transpiration qu’elle implique, le masque devra être renouvelé et lavé plus fréquemment que pour une utilisation non sportive.

Le port d’un masque pendant un exercice intense serait sans danger pour les personnes en bonne santé ?

masque anti-covid

Selon une étude italienne publiée dans l’European Respiratory Journal en 2021, le port d’un masque n’a qu’un effet modeste sur la capacité des personnes en bonne santé à se livrer à un exercice intense. L’équipe de recherche a effectué des tests de respiration, d’activité cardiaque et de performance physique chez 12 personnes qui ont utilisé un vélo d’exercice avec et sans masque covid-19.

Les résultats ont montré que le port du masque entraînait une réduction d’environ 10 % de la capacité à effectuer des exercices d’aérobic (endurance). On pense que cet effet est dû au fait qu’il était légèrement plus difficile pour les volontaires d’inspirer et d’expirer à travers les masques. « La réduction est modeste et, surtout, ne suggère pas un risque pour les personnes en bonne santé qui font de l’exercice avec des masques, même lorsqu’elles travaillent au maximum de leurs capacités.

Pourquoi le port d’un masque ne dispense-t-il pas des mesures de barrière ?

Quel que soit le type de masque, le risque de transmission indirecte du coronavirus existe toujours, par exemple en se frottant les yeux après avoir touché une surface contaminée par le SRAS-CoV-2 sans se laver les mains ensuite. Par ailleurs, tous les masques n’offrent une protection plus ou moins garantie que s’ils sont bien adaptés au nez et au contour de la bouche de manière à ce qu’il y ait le moins d’interstices possible.

Les agences sanitaires sont unanimes : le port du masque est une mesure de protection supplémentaire, qui ne doit pas remplacer celles déjà connues (se laver régulièrement les mains, tousser dans le coude, utiliser des mouchoirs en papier à usage unique, nettoyer régulièrement les surfaces souillées, rester à la maison jusqu’à la disparition des symptômes). Elle s’applique en parallèle de la distanciation physique.

Quelles sont les bonnes pratiques liées à l’utilisation de ces masques ?

Outre le respect de la durée d’utilisation, il est essentiel d’adopter certaines recommandations qui s’appliquent à tous les masques.

  • Se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique avant d’en mettre un, puis avant et après l’avoir retiré.
  • Ajustez votre masque pour couvrir le nez et la bouche et assurez-vous qu’il est bien ajusté sur le visage. Ne le mettez jamais en position d’attente sur le front ou le menton.
  • Changez votre masque lorsqu’il est mouillé.
  • Il doit être retiré par l’arrière (par les sangles) : ne touchez pas l’avant.
masques chirurgicaux

Pourquoi un bon ajustement du masque est-il important ?

Lorsqu’il s’agit de choisir un masque, qu’il soit réutilisable ou non, plusieurs critères sont importants. Outre sa conformité et sa matière, il faut s’assurer qu’il s’adapte parfaitement au visage, ce qui est l’un des critères les plus importants. C’est ce que soulignent des chercheurs de l’Université de Cambridge dans une récente étude publiée dans la revue Plos One.

Ils ont constaté que lorsqu’un appareil respiratoire à haute performance, tel qu’un masque N95, KN95 ou FFP2, n’est pas correctement ajusté, il fonctionne beaucoup moins bien. Des différences mineures dans les caractéristiques du visage de l’utilisateur, comme la quantité de graisse sous la peau, entraînent également des différences significatives dans l’ajustement du masque. Leurs résultats suggèrent également que la routine de vérification de l’ajustement utilisée dans de nombreux établissements de santé présente des taux d’échec élevés, car les « fuites » mineures peuvent être difficiles, voire impossibles, à détecter pour l’utilisateur. « Nous savons qu’en l’absence d’une bonne étanchéité entre le masque et le visage de l’utilisateur, de nombreux aérosols et gouttelettes s’échappent par le haut et les côtés », explique le professeur Eugenia O’Kelly, premier auteur de l’étude.

Quel est l’impact du port du masque sur les bébés et les jeunes enfants ?

S’il va de soi que le port du masque est une mesure barrière essentielle contre le Sars-CoV-2, la question de son impact sur les tout-petits se pose. Depuis le début de la pandémie, des voix se sont élevées pour souligner un risque potentiel de retard de langage chez les très jeunes enfants gardés en collectivité (crèche ou halte-garderie), entourés d’adultes aux visages inférieurs masqués. Il semble que l’apprentissage des sons, des syllabes, des mots, mais aussi des émotions, passe par le mimétisme et l’observation de la bouche, celle-là même qui est masquée chez les professionnels de la petite enfance.

Psychologues et pédopsychiatres dénoncent une catastrophe annoncée.

Dans un article publié le 8 mars par Le Figaro, et rédigé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, plus d’une centaine de pédopsychiatres, psychologues, médecins et psychomotriciens ont mis en garde contre une catastrophe annoncée. Ils craignent que les enfants encadrés par des adultes masqués ne paient un lourd tribut à cette obligation liée à la pandémie, notamment en termes d’acquisition du langage ou de sociabilité.

Boris Cyrulnik cite une étude chinoise portant sur plus de 15 000 enfants pendant l’épidémie de SRAS de 2003, ainsi qu’une enquête récente de l’Université de Grenoble auprès de 600 professionnels de la petite enfance. Toutes deux montrent un risque réel pour le développement linguistique et psycho-affectif des jeunes enfants, dû au port de masques par les adultes. La distribution de masques transparents inclusifs a clairement été insuffisante et ne résout pas tous les problèmes, notamment parce qu’ils génèrent du brouillard et de l’inconfort pour les professionnels.

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