28 novembre 2021

Arno : gravement malade, le célèbre chanteur annule ses concerts

Le chanteur belge Arno est au plus mal. Le rockeur d’Ostende, âgé de 72 ans, à qui on a diagnostiqué un cancer du pancréas fin 2019, vient d’annuler ses concerts jusqu’à la fin de l’hiver pour des raisons médicales.

Les fans vont devoir faire preuve de patience, une fois de plus. Après avoir annulé sa tournée pour se faire opérer, en février 2020, alors qu’il était en pleine promotion de son nouvel album Santeboutique, Arno, chanteur belge atteint d’un cancer du pancréas, a été contraint d’annuler toutes ses dates pour des raisons médicales.

Arnold Charles Ernest Hintjens

Le rockeur avait pourtant donné rendez-vous sur scène en Suisse, en Belgique, en France et aux Pays-Bas cet automne et cet hiver. L’ancien membre du groupe TC Matic, âgé de 72 ans est en convalescence après avoir reçu un traitement contre la maladie, nous apprend Franceinfo. « Arno poursuit sa convalescence à domicile, après une période d’observation à l’hôpital universitaire de Bruxelles. Sur recommandation de ses médecins, il fait une pause de plusieurs mois pour se reposer et se remettre en forme », a informé Filip De Groote, l’attaché de presse du musicien, samedi 17 juillet, à travers un communiqué.

L’artiste originaire d’Ostende a pu sortir un nouvel album en mai dernier, intitulé Vivre, avec le pianiste Sofiane Pamart. Diagnostiqué de manière précoce à la fin de l’année 2019, Arno avait expliqué comment il avait appris qu’il était gravement malade. « Début novembre, ma copine m’a dit que j’avais le teint jaune. Je suis allé chez mon médecin généraliste qui m’a fait une prise de sang. Peu de temps après, j’ai reçu un appel téléphonique. Je devais me rendre d’urgence à l’hôpital. Là, on m’a diagnostiqué un cancer du pancréas », a-t-il déclaré au journal flamand De Staandard.

Un moment d’absence

Depuis novembre dernier, le rockeur belge (Arno) sait qu’il est atteint d’un cancer du pancréas mais ne le laisse pas paraître, malgré les traitements (trois chimiothérapies). Révélant sa maladie au quotidien flamand De Standaard, il annonce qu’il devra interrompre sa tournée pour se faire opérer. Et fait des confidences « galvanisées ».

Arno chanteur

S’il sera présent comme prévu sur la scène parisienne du Trianon ce mardi 11 février 2020, Arno a fait savoir qu’il était contraint de reporter treize concerts prévus en début d’année : atteint d’un cancer du pancréas, le chanteur belge à la voix rocailleuse et au style abrasif inimitable devra se faire opérer et observer une période de repos, selon une annonce faite samedi 8 février.

Le joyeux bordel de la tournée d’Arno, qui suit la sortie de l’album Santeboutique, devra être interrompu pendant six semaines non pas à cause d’un « court-circuit dans [son] esprit », pour paraphraser l’un des titres de ce nouveau disque élaboré avec la complicité de John Parish, bien connu pour sa collaboration avec PJ Harvey, mais à cause d’un incident technique dans son corps.

Âgé de 70 ans, qu’il a fêtés en mai 2019, Arno a connu le diagnostic, heureusement établi à un stade précoce de la maladie, en novembre dernier : « Début novembre, ma copine m’a dit que j’avais le teint jaune, raconte le rockeur ostendais au quotidien flamand De Standaard. Je suis allé chez mon généraliste qui m’a fait une prise de sang. Peu de temps après, j’ai reçu un appel téléphonique. Je devais me rendre d’urgence à l’hôpital. Sur place, ils m’ont diagnostiqué un cancer du pancréas à un stade précoce. » évoqua Arno.

chanteur Arno

Ces dernières semaines, Arno n’avait donné aucun signe de la maladie qui le touche : alors qu’il venait de subir une troisième chimiothérapie, comme il l’a depuis révélé à De Standaard, il avait assuré avec panache ses trois dates prévues fin janvier à Bruxelles, à l’Ancienne Belgique, régalant son public de toute sa palette de chansons, de l’émouvant et impérissable Les yeux de ma mère à la saucée Les saucisses de Maurice, pépite présente sur Santeboutique, en passant par Ha Ha.

« Il a même été magistral lors de la dernière soirée, notent nos confrères de La Libre Belgique, ne se ménageant pas physiquement et n’épargnant personne, notamment le ministre-président flamand Jan Jambon, Donald Trump et le Premier ministre britannique Boris Johnson », fidèle à lui-même.

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« Je suis vivant aujourd’hui« 

« Les gens qui savent que j’ai un cancer me demandent pourquoi je suis sur scène, mais il faut savoir que c’est la scène qui me donne le plus d’énergie. Quand je sais que je vais me produire, je me sens galvanisée. La musique m’a toujours sauvé la vie. Les concerts sont importants pour moi, autant que pour le public. En ce moment, la chanson Ha Ha est un exutoire. Je fais corps avec le public et cela me rend fort. Je demande aux gens de me donner cette force », a expliqué au quotidien De Standaard Arno, le chanteur belge, qui a reçu jeudi dernier un prix aux MIA, l’équivalent flamand des Victoires de la Musique, pour ses 50 ans de carrière.

« Hier est mort, demain n’existe pas, je suis vivant aujourd’hui. Je veux être positif et profiter de la vie, en tenant compte de la situation », a posé Arno au même journal, comme un écho à Je veux vivre, l’une des chansons de son précédent album (Human Incognito), qui comprenait également un titre intitulé Health et s’ouvrait sur une chanson dans laquelle il affirmait être « un vieux con ».

Arno

Affirmant ne pas  » trop penser  » à l’opération et ne pas avoir  » peur « , Arno, bien que  » demain n’existe pas « , ne peut s’empêcher de l’envisager : « J’ai toujours envie d’écrire des chansons et de faire des albums, de jouer dans des films et de continuer à tourner après ma guérison », déclare celui que l’on a pu apprécier acteur face à son regretté collègue Alain Bashung devant la caméra de Samuel Benchetrit dans J’ai toujours rêvé d’être un gangster (2008) et que l’on a revu plus récemment aux côtés de Nathalie Baye (2015) dans Préjudice d’Antoine Cuypers.

Retour sur sa compagne qui a subit des violences policières

Dimanche 7 juin 2020, la ville de Bruxelles s’est soulevée contre le racisme et les violences policières. Sophie Dewulf, la compagne d’Arno, ne faisait pas partie des manifestants… mais a tout de même été contrôlée de manière assez musclée. Le peuple gronde dans le monde entier. Aux États-Unis comme en France, des manifestations éclatent pour dénoncer le racisme et les violences policières.

Cela n’empêche pas qu’elles continuent à avoir lieu. Dimanche 7 juin 2020, alors qu’un rassemblement Black Lives Matter se déroulait dans les rues de Bruxelles, Sophie Dewulf – la petite amie du chanteur Arno – a été victime d’un contrôle abusif qui l’a poussée à porter plainte.

Arnold Charles

La compagne d’Arno ne faisait pas partie des manifestants. En fait, Sophie Dewulf était descendue quelques minutes, en pyjama, pour promener son chien. Il était environ 15 heures. Malheureusement, l’animal n’était pas tenu en laisse, ce que les policiers lui ont fait remarquer. Et lorsqu’elle a voulu rentrer chez elle, la femme de 40 ans a été arrêtée puis plaquée au mur, ses papiers étant restés à la maison. « Sophie a pleuré sur le chemin du retour, explique à Sudinfo le chanteur Arno qui l’a tirée de cette situation, alerté par un commerçant du quartier. Je n’ai pas compris pourquoi car la police ne m’a rien dit. »

Sophie Dewulf, l’amie d’Arno, est d’origine maroco-tunisienne. Elle a décidé de déposer une plainte le 12 juin 2020 auprès du procureur de la République de Bruxelles par l’intermédiaire de son avocat, Alexis Deswaef. « C’est généralement mon nom d’adoption qui me sauve, mais là, je n’avais pas ma carte d’identité sur moi, explique la plaignante.

Je me demande ici ce qui se serait passé si Arno n’était pas arrivé. Physiquement, ce qui m’est arrivé n’est pas grave. Moralement, oui, mais pas physiquement. Mais je veux porter plainte. Je veux porter plainte non seulement pour moi, mais aussi au nom de ceux qui ont peur ou qui n’ont pas les moyens de le faire. Ce que je trouve terrible aujourd’hui, c’est que nous devrions être rassurés par la vue d’un uniforme et que nous en sommes venus à le craindre. »

En réponse à la polémique, la police de Bruxelles-Ixelles estime que l’intervention des forces de l’ordre contre Sophie Dewulf, l’amie d’Arno, est « correcte » et ne souhaite plus commenter l’affaire. Alexis Deswaef se désespère : « Les syndicats de police ont qualifié de fantasme la question du profilage racial. Alors que c’est une réalité sur le terrain… »

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