9 décembre 2021

Alerte Covid-19 : Olivier Véran déclare une hausse inédite du nombre de malades en France

Alors que les taux de contamination au Covid-19 augmentent de jour en jour, le gouvernement estime que la France est entrée dans sa quatrième vague. Peut-il se comparer aux précédents ? « Oui, la quatrième vague est là. »

Lors de RTL ce mardi matin, Olivier Véran a estimé qu’en raison de la hausse des indicateurs épidémiologiques, la France est entrée dans une nouvelle vague de l’épidémie de Covid-19. Depuis plusieurs semaines, le nombre de polluants ne cesse d’augmenter.

Mais cette nouvelle vague est-elle comparable à la vague précédente, où 56 % de la population avait reçu au moins une dose du vaccin ?

Une évolution et propagation du virus très rapide

« Ce qui change par rapport aux premières vagues, c’est que le virus se propage très vite et est beaucoup plus contagieux », notamment en raison de la variante Delta, a souligné Olivier Véran.

véran olivier

« Nous avons une augmentation de 100 à 130% des cas », a-t-il expliqué. Avant de citer de nouvelles données de la Chambre de l’Assemblée mardi après-midi: les cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures étaient passés à 18 000, contre moins de 7 000 une semaine plus tôt, s’est-il inquiété, soulignant la nature de cette augmentation due à la variante Delta .

Lors des deux vagues précédentes, le nombre de cas restés élevés lors des vallées épidémiques n’a pas connu une telle accélération. Dans son bilan épidémiologique du 19 mars 2021, au début de la troisième vague, Santé Publique France a constaté une augmentation de 14% des cas du 8 au 14 mars, avec une moyenne de 24 210 cas confirmés chaque jour.

Et le 16 mars, Jean Castex estimait que la France était entrée dans « une troisième forme de vague » de l’épidémie de coronavirus, « avec de multiples variantes ». À cette époque, la variante anglaise représentait en grande partie 72 % des polluants. Des variantes brésiliennes et sud-africaines sont également entrées sur le territoire.

Le 12 octobre 2020, Jean Castex déclarait : « La deuxième vague est là. » La semaine dernière, 121 078 nouveaux cas ont été confirmés par Santé publique France.

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Une augmentation de 53% par rapport à la semaine précédente. « Tous les taux sont en augmentation : le taux de positivité chez tous les sujets augmente (12,2 % à la semaine 41 versus 9,1 % à la semaine 40, +3,1 points), en particulier chez les patients symptomatiques (22,2 % à la semaine 41 contre 16,6 % à la semaine 40, + 5,6 points », alors déterminé par les autorités sanitaires.

Un peu plus de semaines plus tard, le gouvernement a annoncé un blocage alors que 263 143 nouveaux cas confirmés de Covid-19 ont été enregistrés.

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Le tourisme, facteur de cette 4ème vague

Pour l’instant, la contamination se limite aux zones les plus fréquentées par les touristes. A savoir dans l’Hérault, les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Orientales, la Haute-Garonne, la Charente-Maritime et la Haute-Corse.

Dans d’autres régions de France, le taux d’incidence reste inférieur au seuil d’alerte. Lors de la troisième vague de mars, les régions Île-de-France, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été les premières régions les plus touchées, comme au début de la deuxième vague.

« Une épidémie de jeunes »

Sur RTL mardi matin, le ministre de la Santé a qualifié la quatrième vague d' »épidémie de jeunes ». « Les personnes âgées de 15 à 30 ans et même de 20 à 30 ans ont les taux d’incidence les plus élevés, précise Olivier Véran. En effet, cette tranche d’âge, selon le dernier bilan de Santé publique France, a un taux d’incidence de 115/100 000, soit une augmentation de 77% en une semaine.

oliver véran

À son tour, chez les personnes âgées de 10 à 19 ans, l’incidence est de 63 cas pour 100 000 (+ 78 %). A 30-39 ans, c’est 57 cas sur 100,00 (+67%). Selon Olivier Véran, ces chiffres sont étroitement liés à la vaccination, car cette partie de la population « est moins vaccinée que les personnes âgées ».

Les personnes âgées de 20 à 39 ans représentaient 49 % des personnes ayant reçu la première dose du vaccin et 29 % du calendrier vaccinal complet. Beaucoup moins de 65-74 ans, dont 85 % doivent être vaccinés pour la première fois et 78 % doivent recevoir deux injections.

Déjà dans la troisième vague, Santé Publique France constatait dans son rapport du 18 mars une augmentation de l’incidence « dans toutes les tranches d’âge sauf celles de 75 ans et plus où elle était stable ». Bien que le vaccin ait été réservé aux personnes de 75 ans et plus ou aux patients présentant des comorbidités, 8 % de la population a reçu la première dose du vaccin et 3,4 % a reçu la deuxième dose.

Mi-octobre, au début de la deuxième vague, Santé Publique France s’inquiétait de l’augmentation des cas chez les personnes âgées, qu’elle trouvait « très inquiétante car ces personnes sont les plus à risque de développer des complications du Covid-19″. campagne de vaccination n’a pas encore commencé.

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Un nombre d’hospitalisations moins important

Si la vaccination a considérablement réduit la contamination des personnes âgées, elle a également affecté les hospitalisations et les décès. Selon les chiffres publiés lundi par Santé publique France, 7041 patients atteints du Covid sont actuellement hospitalisés, dont 902 en réanimation.

Un seuil nettement inférieur à celui observé lors de la précédente alerte gouvernementale de troisième vague. Au 16 mars, lorsque Jean Castex a annoncé que le pays était entré dans la « forme de troisième vague », 25 552 personnes ont été hospitalisées et 4 260 personnes ont été placées en réanimation.

Cependant, comme pour cette quatrième vague, le gouvernement a alerté une deuxième vague le 12 octobre lorsque « seulement » 4 000 patients Covid ont été hospitalisés, un chiffre stable par rapport à la semaine précédente. Cependant, les admissions en réanimation ont augmenté de 14 % en 7 jours, avec 893 nouveaux patients.

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