20 mai 2022

Essai Volkswagen ID.4 -voiture avec un espace très généreux

Que vaut le premier SUV électrique de Volkswagen ?

Volkswagen fait partie de ces constructeurs qui ont annoncé leur passage au 100 % électrique dans les années, dans les décennies à venir. À la faveur d’un plan baptisé « Way to Zero », la firme de Wolfsburg s’est fixé comme objectif la neutralité carbone d’ici 2050. Mais si le constructeur a effectivement été l’un des premiers à signer les accords de Paris en 2015, nous n’en sommes qu’aux prémices de ce bouleversement.

Dans un premier temps, VW se fixe de vendre en Europe 70 % de voitures 100 % électriques d’ici à 2030. Pour y arriver, l’offre va devoir se développer. Et seulement 6 mois après l’arrivée de l’ID.3, voici que la gamme accueille en ce début 2021 un SUV baptisé ID.4. Nous l’avons essayé pour vous.

Personnalité électrique, pas électrisante

Si l’ID.3 est un peu l’alter-ego de la Golf mais électrique, la e-Golf n’étant plus de ce monde, l’ID.4 serait lui plutôt l’alter-ego zéro émission du Tiguan. Mesurant 4,58 m, il se situe à mi-chemin entre les Tiguan et Tiguan Allspace (respectivement 4,50 et 4,70 m). Et il est 32 cm plus grand que l’ID.3.

Pour autant, à première vue, il paraît imposant. Même plus qu’un Ford Mustang Mach-E, pourtant 13 cm plus long, au volant duquel nous venons de passer quelques jours au moment de l’essai de cet ID.4. Il faut dire que ses lignes sont assez inhabituelles, et reprennent l’ADN de la petite sœur électrique. Des éléments comme la calandre pleine, les feux fins et étirés au regard expressif, le pavillon qui semble détaché de la carrosserie ou encore le bandeau lumineux arrière se retrouveront sur les futurs modèles électriques de VW. 

Volkswagen ID.4 Bleu

Pour autant, quelque chose ne convainc pas dans ce physique. Cet ID.4 paraît lourd visuellement. Même si ça peut renvoyer également une image de véhicule costaud et résistant, ce qui est plutôt positif. Chacun se fera son propre avis.

À noter que notre modèle du jour se présente dans sa version haut de gamme 1st Max Pro Performance, avec jantes de 21 pouces « Narvik », vitres arrières surteintées, ou encore toit panoramique en verre de série. Sans oublier les projecteurs IQ. Light Matrix LED à l’avant et à l’arrière. 

Championne de l’habitabilité

À l’intérieur aussi Volkswagen nous a réservé un traitement particulier propre à sa famille de voitures électriques. Et c’est la sensation d’espace qui prédomine en rentrant dans l’habitacle baigné de lumière sous cet immense toit en verre. On est accueilli par de très beaux sièges électriques et massants, mais un peu fermes. 

Le poste de conduite est simplifié au maximum. Face au conducteur, derrière le volant, l’instrumentation est numérique, et n’affiche au choix que trois types d’informations que l’on peut choisir d’afficher en plus ou moins gros. Il est loin le temps où l’on pouvait tout configurer et même afficher la carte de navigation ! Mais ce retour vers plus de simplicité est une excellente chose pour se concentrer sur la route. D’autant que cette instrumentation est bien épaulée par le très bon affichage tête haute.

intérieur Volkswagen ID.4

L’écran central tactile de 12 pouce trône fièrement au dessus des quelques seuls boutons qui restent dans cet habitacle. Son interface n’est pas des plus intuitives, il faut un petit temps d’adaptation, mais va aussi dans le sens de la simplicité. La réactivité du tactile n’est pas toujours très efficace, mais on nous assure chez Volkswagen que c’est une question de mise à jour, lesquelles pourront intervenir en cours de vie du véhicule pour améliorer le système en fonction des retours clients. 

Au volant

Pour démarrer ce Volkswagen ID.4, il vous suffit de tourner le sélecteur de vitesse situé derrière le volant, attaché sur la droite de l’instrumentation. On passe comme sur une boîte automatique en « D » pour « Drive » et dès les premiers kilomètres, l’ID.4 se montre très doux. 

Volkswagen ID.4 bleu

Notre ID.4 pour cet essai est doté de la batterie de 77 kWh, la plus puissante. Notre véhicule développe 204 chevaux. Pas un monstre de puissance, et pourtant les accélérations sont franches, mais sans jamais avoir le coup de pieds au c** comme dans une Tesla par exemple. On sent que cet ID.4 est lourd, quand même près de 2,2 tonnes. Mais avec un 0 à 100 km/h en 8,5 secondes, c’est largement assez pour offrir un bon agrément en terme de puissance.

D’autant que si la direction est assez lourde, le centre de gravité abaissé inhérent à la position de la batterie sous le plancher, permet de garder un très bon équilibre pour un SUV de cette taille, et ce même en conduite un peu soutenue. La suspension pilotée permet également d’adopter un tarage différent en fonction du mode de conduite sélectionné, Eco, Confort ou Sport. 

Mais cet ID.4 se montre aussi très à l’aise en ville. Car outre sa largeur conséquente, il offre également un excellent angle de braquage, notamment du au fait qu’en l’absence de moteur à l’avant (il est sur l’essieu arrière), les roues ont toute la place qu’il leur faut pour tourner.