26 mai 2022

Un nouveau bilan fait état de 160 morts après une attaque terroriste dans le nord du Burkina Faso.

Des groupes armés font respecter leur loi dans la zone dangereuse des trois frontières, entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Au lendemain d’une attaque terroriste, la plus meurtrière jamais perpétrée dans le pays, aucune image vérifiée de ce qui s’est passé n’a pu être retrouvée dimanche 6 juin. Les journalistes ne peuvent pas se rendre dans cette région très risquée du Burkina Faso. L’attaque a eu lieu à Solhan, près de Sebba, une base militaire. Mais les autorités n’ont pas pu empêcher le massacre de 160 civils.

Ces groupes terroristes revendiquent des liens avec Al-Qaïda ou l’État islamique. Leurs attaques ont fait 1 400 morts depuis 2015. « Le but ultime est de forcer les populations à payer, ceux qui ne paient pas sont attaqués, et dès qu’un village lève une milice d’autodéfense, il est attaqué et la population qui l’abrite aussi », explique Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes. Dans la capitale, Ouagadougou, la peur s’est répandue.

Un nouveau bilan fait état de 160 morts après une attaque terroriste dans le nord du Burkina Faso, dans un village de la zone des trois frontières, entre le Mali et le Niger.