28 juillet 2021

La PrEP, ce traitement préventif contre le VIH, est désormais prescrite par les médecins généralistes

Il s’agit d’un traitement destiné aux personnes séronégatives à risque d’infection par le VIH, et qui n’utilisent pas nécessairement des préservatifs.

La PrEP, cette « prophylaxie pré-exposition », est une association d’antirétroviraux (emtricitabine et ténofovir disoproxil). Pris avant et après tout contact avec le virus du SIDA, les comprimés permettent à 99% d’éviter la contamination.

La PrEP ne protège que contre le VIH.

Ce traitement préventif permet d’éviter la contamination par le virus VIH.

Plus besoin de vous rendre à l’hôpital ou dans un centre de dépistage et de diagnostic gratuit pour bénéficier de la PrEP.

Depuis le 1er juin, les médecins généralistes peuvent le délivrer, et c’est une très bonne nouvelle pour Erwann Le Hô, président du centre LGBT des Alpes-Maritimes.

Cette décision va accélérer le déploiement de la PrEP parmi les populations les plus exposées au VIH. Un atout majeur pour atteindre au plus vite l’objectif SIDA zéro !

Erwann Le Hô président du Centre LGBT Côte d’Azur.

Les médecins généralistes sont invités à suivre une formation en ligne pour la mise en place d’un traitement adapté aux pratiques sexuelles de chaque patient, et pour leur suivi régulier, avec, entre autres, un test de dépistage du VIH tous les trois mois.

Les personnes suivies sous PrEP sont en effet vues tous les trois ou quatre mois par leur médecin traitant.

Objectif : 0 contamination en 2030

Erwann Le Hô considère, chiffres à l’appui, que ce traitement est susceptible de donner un coup d’accélérateur au recul de l’épidémie.

En France, 30 000 personnes sont « sous PrEP », dont 800 (en 2020) dans les Alpes-Maritimes. Il s’agit, toujours selon Erwann Le Hô, « de 99% des homosexuels entre 35 et 40 ans qui vivent dans les grandes villes ».

Les Alpes-Maritimes sont le département de France où le taux de couverture en PrEP est le plus élevé, ce qui a permis de courber la courbe de contamination.

La région PACA, deuxième région la plus touchée par les contaminations

Fin 2015, le CHU de Nice était l’un des cinq centres investigateurs d’un essai PrEP en France et au Canada. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est alors la deuxième région métropolitaine la plus touchée en termes de nouvelles infections à VIH, après l’Ile-de-France.

Le département des Alpes-Maritimes est le plus touché par l’épidémie dans la région Paca.

En décembre 2018, soit 3 ans après l’arrivée du traitement dans le département, le nombre de contaminations a diminué de 40 %.

Pascal Puglièse, président de la Société française de lutte contre le sida au CHU de Nice, le confirme.

La PrEP a montré son efficacité dans la vraie vie depuis 5 ans qu’elle est utilisée en France avec un bénéfice à la fois individuel et collectif. Partout où la PrEP a été étendue, le nombre de nouvelles infections a été réduit à une échelle massive.

Pascal Puglièse, président de la Société française de lutte contre le sida au CHU de Nice

Un soin offert sur tout le territoire

Jusqu’à présent, seules les personnes vivant dans les grandes villes bénéficiaient de la PrEP puisque le traitement était proposé dans les hôpitaux ou les centres de dépistage. Les médecins généralistes peuvent désormais expliquer partout en France, y compris en milieu rural, le principe de ces timbres destinés à éviter toute contamination.

De quoi réduire encore la propagation d’une grave maladie, qui a fait des ravages il y a peu, à la fin du 20e siècle.

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