Philippe Bouvard en fin de vie, confidences troublantes…

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Ce lundi 6 décembre, Philippe Bouvard a soufflé ses 92 bougies. Les années passent et Philippe Bouvard est lucide face à sa fin de vie qui se rapproche de plus en plus. Néanmoins, l’idée de la mort reste bouleversante.

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Philippe Bouvard est né le 6 décembre 1929. Il n’a pas eu une enfance très facile puisqu’il a grandi pendant la Seconde Guerre mondiale et a connu l’occupation. D’autant plus que ses parents étaient juifs et qu’ils ont dû le cacher pour rester en vie, y compris Philippe Bouvard. Sa mère a été abandonnée par son mari à la naissance du journaliste. En partant, il a volé les bijoux et les économies de sa femme. Heureusement, la mère de Philippe Bouvard s’est remariée et c’est cet homme que le journaliste considérera comme son véritable père. Très tôt, Philippe Bouvard a voulu écrire, d’abord parce qu’il était convaincu que les poètes gagnaient bien leur vie. C’est ainsi qu’au lycée, il publie son premier journal. Il le vend à 3 francs l’exemplaire et écrit des éditoriaux et des nouvelles.


Philippe Bouvard ne cessera jamais d’écrire pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Et Génération 2 ne vous surprendra pas en vous disant qu’il a même du mal à s’imaginer prendre une retraite complète, même à l’âge de 92 ans. En fait, il a récemment publié un nouveau livre, Lest We Forget. Il s’agit de son 68e livre ! Il est publié aux éditions de l’Archipel et c’est un carnet de notes dans lequel Philippe Bouvard met des mots sur cette étrange année passée en proie à l’arrivée du Covid-19. On le retrouve, à ce sujet, sur France Info, dans Le Monde d’Elodie, avec Elodie Suigo.

Philippe Bouvard parle de sa fin de vie

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La vie de Philippe Bouvard est riche, complexe et passionnante. Mais il n’a jamais aimé parler de lui. Il avait même l’habitude de dire qu’il ne s’aimait pas. Utilisant l’humour pour parler de sujets sérieux, il semble qu’il ait su aussi l’utiliser pour éloigner les curieux. Au micro de France Info, Philippe Bouvard raconte comment sont nées Les Grosses Têtes. Nous sommes en 1977 et il donne des détails surprenants.


En effet, sur RTL, le succès de Philippe Bouvard a été lent à venir, par exemple. Mais il n’a pas baissé les bras. ” Pendant sept ans, ma première émission était RTL non-stop, et puis comme ça marchait bien au bout de sept ans, on m’a dit que je ferais autre chose. J’ai dit que j’aimerais interviewer des artistes, des écrivains, et on m’a dit d’essayer, et c’est là que les grosses têtes sont nées”, a-t-il déclaré sur France Info. Et Philippe Bouvard d’ajouter que le succès, cette fois, a été immédiat. “Au début, il n’y avait pas de public. Et le jour où je me suis retrouvé devant une salle avec des centaines de personnes, là, ça a explosé. En quelques jours, c’était le spectacle dont tout le monde parlait”, a-t-il déclaré.

Un constat “ennuyeux” mais humain

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Et ce premier succès n’a pas été le dernier, comme le savent les lecteurs de Génération 2. Au sujet de sa riche carrière, Philippe Bouvard est satisfait. Il dit : “J’ai le sentiment d’avoir fait ce que je voulais faire, et de l’avoir fait complètement.” Mais, approchant de la fin de sa vie, du haut de ses 92 ans, il ne veut pas encore arrêter. “C’est embêtant, parce que je vais vers la fin de la vie, et je n’ai pas l’impression d’avoir fini mon existence”, avouait-il alors à Elodie Suigo. “J’ai pris tellement de plaisir, au travail d’abord, mais aussi dans tous les plaisirs que la vie peut offrir à quelqu’un qui est un peu connu et qui n’a pas trop de fins de mois difficiles, que le fait de tout quitter brutalement, ou pas, me rend triste. Mais ce n’est pas dans ma nature d’être triste”, a ajouté Philippe Bouvard.

Décidément, ce grand amoureux des mots est loin d’avoir dit son dernier mot. Et quand il les considère, il n’est pas heureux. Génération 2 vous accordera que peu de gens pourraient se dire que la mort pourrait bien venir les chercher et garder le sourire. En effet, ce sentiment d’inachevé est le plus humain de tous. Car, la pensée de l’homme tend vers l’infini. Même si la condition humaine a une date d’expiration. Après tout, que serait la vie si elle était sans fin ? Pourquoi apprécier chaque instant si nous n’étions pas conscients qu’il pourrait ne jamais se répéter ? Philippe Bouvard a certainement tenu compte de toutes ces affirmations et de bien d’autres encore. Néanmoins, la fin de la vie ne devient pas plus agréable.