Bleus – Euro 2020 – Benzema : “Il y a toujours des regrets mais on ne peut pas revenir en arrière”

Le masque blanc ne cachait pas son sourire. Alors qu’une certaine tension, mêlée d’impatience, avait envahi l’auditorium de Clairefontaine, Karim Benzema était fidèle à lui-même pour sa première rencontre avec les adeptes des Bleus depuis six ans. Décontracté, l’attaquant du Real n’avait pas l’intention de révéler ce pour quoi tout le monde était venu de toute façon. Comme Didier Deschamps, et c’était prévu, il n’a rien révélé sur la fameuse discussion à l’origine de son improbable retour.

Qui a fait le premier pas ? « Peu importe qui a cherché quoi, en fait. L’essentiel est que nous ayons parlé longtemps. Le plus important c’est que je sois dans le groupe. « Que se sont-ils dit ? » Nous avons parlé de beaucoup de choses. Je ne suis pas ici pour rapporter une discussion privée. Le plus important, c’est que je puisse rejouer pour l’équipe de France« Quelle est la nature de sa relation avec son entraîneur aujourd’hui ? Une relation entraîneur-joueur. Nous nous entendons très bien. Je suis dans le présent, ça se passe bien. 

Giroud ? “Ce qui est dit est dit, c’est fini”

Dans un discours savamment préparé, sans doute, il a rapidement donné le ton de ses 20 minutes devant le micro : ce qui compte, c’est demain, pas hier. Un thème disponible à volonté. Quel regard porte-t-il aujourd’hui sur l’affaire sextape ? « Ce qui s’est passé est arrivé, il y a toujours des regrets mais on ne peut pas revenir en arrière. Le plus important est ce qui se passe sur le terrain de football. » Pour la première fois, Benzema a consenti à quelques remords, mais n’en a pas dit plus. Sur ce point au moins, il est d’accord avec le discours de son entraîneur. Pas question de revenir aux questions fâchées.

Alors que sa relation avec Olivier Giroud, qu’il avait comparé à un kart lorsqu’il s’imaginait en Formule 1, pouvait franchement rafraîchir l’ambiance du château, il a sorti la même carte : « J’ai déjà croisé sa route en demi-finale. match retour contre Chelsea, il n’y avait rien de spécial. Nous avions parlé pendant cinq minutes, tranquillement. Ce qui est dit est dit, c’est fini. Surtout, aider l’équipe de France à monter plus haut. « Cette mise en scène, elle s’est déroulée. Sans jamais trembler sur ses supports.

Et avec un grand sourire : « Merci Didier »

Alors qu’il arrive avec quatre Ligue des champions dans la valise et 81 sélections, on a du mal à l’imaginer dans ses petites chaussures malgré la pause imposée de cinq ans et demi dans son CV international. « Je suis un leader sur le terrain ou à l’extérieur, c’est naturel avec l’expérience , a-t-il reconnu. J’ai réussi à prendre ce leadership dans un club. Je viens d’arriver, sur le terrain je parle beaucoup. Mais je n’ai plus rien à montrer. 

Poussé dans ses retranchements sur sa relation avec Didier Deschamps, il a fini par conclure le face-à-face avec un immense sourire d’un « Merci Didier » chuchoté par le public. De là à penser que la hache de guerre est définitivement enterrée et que tout est oublié… Ce dimanche ne nous a pas appris grand-chose de plus, à vrai dire.

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